13.09.2008
Drôles de réfondation

De la refondation à l`effondrement de la Côte d`Ivoire : Des déchets toxiques aux déchets scolaires
samedi 13 septembre 2008
Comme si l`avènement de la REFONDATION devait inéluctablement consacrer la descente aux enfers de la Côte d`Ivoire, le scandale écologique des déchets toxiques continue d`endeuiller les familles pendant que s`amoncellent les tas de déchets scolaires face à l`indifférence coupable d`une classe politique à jamais disqualifiée.
1. Etat des lieux
Abidjan la capitale économique de notre pays ayant perdu son lustre d`antan est aujourd`hui en passe de devenir la perle des déchets, des ordures, et autres immondices dont l`odeur fétide fouette les narines de ceux qui osent s`y aventurer. Que dire des interminables embouteillages suivis des fumées suffoquentes et asphyxiantes des véhicules à l`entrée de nos quartiers encombrés par de nombreux monuments ? L`Ivoirien se trouve comme pris entre deux feux concurrents, d`un côté les odeurs des déchets domestiques et de l`autre, les odeurs des fumées des nombreux véhicules. On se damande de quel côté se penche la balance dans cette lutte fratricide. Pouvait-il en être autrement ? Incapables de proposer une politique efficace et efficiente de gestion des ordures ménagères, les dirigeants au pouvoir ont laissé les déchets envahir nos rues et nos ruelles. Même les boulevards et autres artères principales reçoivent leurs tas quotidiens de déchets. Comme si les Ivoiriens avaient signé un bail avec l`insalubrité, les quelques rares véhicules de ramassage d`ordures ne passent sans répandre ici et là, une bonne partie du contenu de leurs " précieux chargements " d`où se dégage une odeur indescriptible sur l`asphalte de nos rues. Incapable de concevoir une politique rationnelle de gestion de notre environnement, le FPI a plutôt encouragé la dégradation de celui-ci comme l`illustre bien la destruction sauvage et inexplicable de nos forêts : le cas de la forêt du Banco en est la parfaite illustration. Quoiqu`on dise, la naissance ex-nihilo d`un Ministère de la Ville et de la lutte contre l`insalubrité publique créé pour venir à la rescousse d`un district moribond, n`arrive pas à assainir notre cadre de vie. Dans un tel environnement aussi malsain, les virus, les bacilles et les microbes pullulent. C`est donc sans surprise que les épidémies et autres endémies locales que l`on croyait éradiquées, refont surface. Les populations les plus vulnérables, exposées à diverses pathologies meurent à un rythme alarmant. Le dossier des déchets toxiques impunément déversés à Abidjan et ses environs ayant été mal traité, ces déchets continuent de tuer insidieusement. Le nombre croissant de malades présentant des signes similaires, laisse croire que nous sommes tous des malades ambulants, tous victimes des effets toxiques des déchets de la honte. La centaine de milliards payée par TRAFIGURA (la société incriminée) suffit-elle à couvrir les frais médicaux des millions de malades en sursit que sont les Ivoiriens ? Ces milliards octroyés à l`Etat peuvent-ils préserver les Ivoiriens des risques graves qu`ils en courent ?
A t-on réellement dépollué tous les sites contaminés et recensés ? A-t-on seulement listé tous les sites où ont été déversés ces déchets ? En a-t-on seulement mesuré l`impact écologique et l`incidence sanitaire à court et moyen terme ?
Combien sont-ils aujourd`hui et combien seront-ils demain les Ivoiriens qui saignent ou saigneront du nez, qui ont ou qui auront des maux de têtes indescriptibles, qui présentent ou qui présenteront des troubles de la peau?
La recherche scientifique ivoirienne (si elle existe) a-t-elle été mise à contribution pour évaluer rigoureusement les effets induits de ce qu`il est convenu d`appeler " la catastrophe humanitaire consécutive à l`irresponsabilité illimitée d`une classe politique amorale et immorale " ?
Comme si cela ne suffisait pas, l`affairisme des nouveaux dirigeants s`illustrera également avec la démultiplication, au cœur même de nos cités et de nos résidences, de milliers de stations d`essence. Cette prolifération incontrôlée et anarchiques de ces stations services (qui devaient répondre à des normes précises) ne risque t`elle-pas à long terme de menacer la vie de nombre de nos citoyens ainsi que de leurs biens ?
Comme si la mort biologique ou clinique des Ivoiriens n`illustrait pas suffisamment les méfaits de la REFONDATION, ceux qui sont en train de réussir leur pari de gouverner la Côte d`Ivoire AUTREMENT, ont ajouté un trophée à leur glorieux palmarès ; LA DECADENCE DE L`ECOLE IVOIRIENNE. Pendant qu`ils se vantent d`avoir réhabilité la corporation des Enseignants, c`est sous leur règne que le pays a enregistré la plus longue grève des Enseignants tant du primaire, du secondaire, que du supérieur. C`est aussi sous l`égide de la REFONDATION que plus de cinq cents millions de nos francs se sont évaporés des comptes bancaires de l`Université.
Alors que les scandales financiers et autres crimes économiques surgissent tous les jours, ni les primes de recherche des chercheurs, ni les indemnités liées aux heures complémentaires dispensées par les Enseignants, ne sont payées et ce, depuis près de 12 mois.
Quel objectif vise t- on en planifiant, en organisant et en réalisant ainsi la démotivation des maîtres et des chercheurs ? Un génocide intellectuel ?
Quel but vise t-on en programmant la clochardisation de la jeunesse ?
Le diagnostic critique des résultats des différentes évaluations sommatives dans tous les ordres d`enseignement présente un système éducatif contre-performant à tous points de vue. Les taux d`échec avoisinant 70% montrent clairement qu`à l`image de la société, l`école ivoirienne va à-vau-l`eau. Ce taux effarant de déperdition devrait pouvoir interpeller la conscience collective des Ivoiriens. Mais rien n`y fit ! Comme si tout allait pour le mieux, dan, le meilleur des mondes, le pouvoir semble s`en accommoder, quand les enseignants eux-mêmes ne savent plus à quelle logique obéissent les années à double voire triple vitesse. D`une unité de formation à une autre, au sein d`une même université, la durée de l`année académique varie au gré des improvisations et au rythme des navigations à vue. Telle une variable aléatoire, le calendrier des examens universitaires est sans cesse revu et retouché au grand désarroi des apprenants. Au niveau du supérieur, les traditionnelles vacances semblent être un lointain souvenir. La débrouillardise semble prendre le pas sur une gestion rationnelle des salles de classe si elles en existent. A la vérité, 1` école ivoirienne est sinistrée à l`image de nos universités.
Dès lors, autant les déchets toxiques constituent une menace pour la survie des Ivoiriens, autant les déchets scolaires menacent le développement national et hypothèque l`avenir de ce pays. En effet, si l`on n`y prend garde, demain la Côte d`Ivoire ne disposera plus de cadres compétents, bien formés et bien outillés, capables de relever le défi du sous développement.
2- Conclusion
Au total, en enfermant l`espérance ivoirienne d`un jour nouveau dans le cercle vicieux des déchets toxiques et des déchets scolaires, la REFONDATION se présente comme une véritable secte. Elle a pour culte, l`amour de l`argent facile et le goût du lucre ; elle tient pour rituel le sacrifice des valeurs et le renversement des icônes et célèbre la liturgie du mensonge et de la ruse. A preuve, les multiples ponctions sur ce qui s`appelle encore salaire, au titre de la contribution nationale et de la reconstruction nationale, autrefois combattues par les nouveaux maîtres au pouvoir, continuent de plus belle. Que dire de la mauvaise répartition des richesses et de l`opacité qui entourent la gestion de nos ressources minières et pétrolières ?
Comment expliquer que les prix du carburant restent inchangés en Côte d`Ivoire quand dans tous les pays. La baisse du baril de pétrole à conduit les gouvernements à procéder à des réajustements après les dernières hausses ?
Peut-on concevoir une politique de développement sans une politique de formation, d`éducation et de recherche ?
Comme si l`avènement de la REFONDATION était un mal nécessaire, allons-nous finir par nous en accommoder ?
KOFFI Désiré
12:33 Publié dans ça nous concerne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, réfondation, déchets toxiques
03.09.2008
Déchets toxiques et ses conséquences

Alors à quand le vrai réveil du peuple ivoirien?
Quand on sait que le procès s'ouvre officiellement ce 29 Septembre sans Amondji et Gossio pourtant mis en cause dans les premières enquêtes dilligentées par le premier ministre Banny.
Wait and see! attendons donc le 29.

12:36 Publié dans ça nous concerne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.08.2008
Affaire café cacao;réglèment politique ou judiciaire?
Source : www. liberation.fr
Gbagbo purge le cacao pour préparer sa réélection
THOMAS HOFNUNG
QUOTIDIEN : vendredi 11 juillet 2008
Souvent suspecté de vouloir reporter ad vitam æternam l’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire, Laurent Gbagbo est bien entré en campagne pour un scrutin fixé au 30 novembre. La preuve ? Il a lancé, ces dernières semaines, une vaste opération que l’on pourrait baptiser «cacao propre» dans une filière gangrenée par la corruption. Et cela, au moment même où l’exaspération de la population ivoirienne est à son comble en raison de la hausse des prix des produits de première nécessité et de l’essence.
Prison. Les résultats de ce coup de balai, qui ne doit rien au hasard, sont spectaculaires : la plupart des caciques de ce secteur stratégique pour l’économie du pays, premier producteur mondial de cacao, dorment à la prison centrale d’Abidjan. Dans des conditions toutefois enviées par les autres détenus : nombre de télévisions et climatiseurs ont été livrés récemment pour améliorer leur ordinaire. Cette opération a surpris tout le monde dans la capitale. La plupart des observateurs, locaux comme étrangers, s’étaient montrés sceptiques quand le chef de l’Etat ivoirien avait annoncé, voici quelques mois, l’ouverture d’une enquête sur d’éventuelles malversations au sein de la filière. Depuis le début de son mandat, en 2001, les institutions financières internationales et l’Union européenne multipliaient les pressions en ce sens. Sans résultat. Le régime d’Abidjan, comme ses prédécesseurs, montrait peu d’empressement à réguler un secteur qui, depuis l’indépendance en 1960, sert de caisse noire au pouvoir en place.
Mais si Laurent Gbagbo n’est guère sensible aux injonctions extérieures, il l’est beaucoup plus à la pression interne. Or, la colère de la population, victime de la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant, ne cesse de croître. Le week-end dernier, les autorités ont annoncé une hausse du prix du litre de super de 30 %, et de 33 % pour le gaz domestique. «Gbagbo a bien senti le mécontentement populaire monter, confie un observateur étranger. Celui-ci transparaît dans des chansons, et même dans les rangs des jeunes patriotes [groupes de fervents partisans du président, ndlr].» Politiquement, le «sacrifice» des responsables de la filière est tout bénéfice pour le futur candidat Gbagbo. Il apparaît comme le «Monsieur propre» de la Côte-d’Ivoire aux yeux de l’opinion, et satisfait aux exigences des bailleurs de fonds étrangers.
Tétanisés. Pris de court, ses adversaires sont tétanisés : plusieurs des responsables de la filière incarcérés ont des liens étroits avec l’ex-parti unique, le PDCI (Parti démocratique de Côte-d’Ivoire). Et le ministre de l’Agriculture, Amadou Gon Coulibaly, est issu des rangs du RDR (Rassemblement des républicains), le parti d’Alassane Ouattara, la bête noire du régime… «La situation de ces personnalités, qui ont un statut particulier au sein de la prison, pourrait évoluer favorablement après les élections», suppute un expert. A condition, bien sûr, que Gbagbo les gagne. Ce qui ne peut pas être totalement acquis. «Si Gbagbo contrôlait intégralement le processus électoral, il n’aurait pas eu besoin de se lancer dans une telle opération anticorruption», remarque un expert.
A la suite de cet article signé par Thomas Hofnung du journal Libération posons nous ces quelques questions pour essayer de comprendre réellement la désormais célèbre « affaire café cacao « Le règlement de cette affaire est-il d’ordre politique ou simplement judiciaire ? Gbagbo a-t-il été contraint de donner des instructions au procureur saisi de l’affaire ? Pourquoi y’a-t-il tant de bruit autour de cette affaire alors que le dossier sur l’affaire des déchets toxiques est recalé ?ou en ai t-on avec l’évolution de cet autre dossier? Qui aux yeux de l’opinion nationale est plus que primordiale parcequ'il y a eu des morts au sein de la population civile. Et plus grave à quoi la population exposée à ces déchets s'attend t-il sur le plan de la santé à moyen et long termes?
15:30 Publié dans ça nous concerne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


